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Existerait-il une corrélation entre mortalité et injections anti-Covid ?

Entretien avec Patrice TARAVEL, auteur de l’étude.

 

– Bonjour Patrice. Tout d’abord, un grand merci pour cet entretien. Pourrais-tu te présenter pour nos lecteurs ?

– Bonjour Philippe. C’est moi qui te remercie pour ton invitation.

Je suis ingénieur mécanicien. J’ai travaillé 15 ans au CNRS au laboratoire de tribo-mécanique (tribologie) en tant qu’ingénieur d’étude. J’ai ensuite créé ma société. Avec mon associé, nous développions des logiciels de CFAO.

Étant plus technicien que commercial, après 18 ans de fonctionnement, nous avons dû faire face à des difficultés financières. Nous avons été rachetés par une compagnie internationale qui travaillait dans le domaine de FAO. Notre rachat a été l’occasion pour cette compagnie d’étendre ses compétences dans le domaine de la CAO. J’ai fini ma carrière dans cette compagnie qui a subi plusieurs achats par des fonds d’investissements.

 

– Tu interviens aujourd’hui pour commenter ton étude scientifique, publiée dans le journal de l’AIMSIB. Pourrais-tu nous en résumer l’objet ?

– Cet article fait référence à plusieurs travaux que nous avons publiés sur ResearchGate, Hervé Seligmann et moi-même. Hervé a mis en évidence, en 2021, un problème concernant les enfants. Il montrait un lien entre les décès des très jeunes et les injections contre la Covid 19 faites aux adultes.

En 2021, les doses pédiatriques n’étaient pas disponibles. Alors comment se faisait-il qu’un lien existe entre les décès des plus jeunes et les injections des adultes ?

Une hypothèse très probable est les effets de halo, en anglais « shedding ». Cette publication montre un lien bien perceptible entre les décès et injections à une tranche d’âge, mais aussi un lien entre les injections et les décès de 2 tranches d’âge différentes.

 

– Il est important de différencier les effets secondaires du vaccin, qui pourraient être directement reliés, comme une conséquence, à ceux-ci, de la présente étude qui porte sur les corrélations entre décès et injections. Je précise cela, car j’ai moi-même fait la confusion. Il s’agit d’une étude scientifique sur des bases de données, hors du champ médical. Pourrais-tu donner des précisions à ce sujet, et nous parler des sources de cette étude ?

– C’est tout à fait exact. Les données utilisées proviennent de deux organismes européens, ECDC et EUROSTAT. Elles sont tout ce qu’il y a de plus publiques et chacun peut y avoir accès sans restrictions. Malheureusement, notamment pour Eurostat, ces fichiers de données sont très volumineux, ce qui les met hors de portée des tableurs du marché. C’est pour cela que nous avons élaboré un programme spécifique pour gérer ces données et établir les liens entre elles.

Cette étude n’a pas de lien avec le domaine médical, Hervé est biologiste et moi-même informaticien. Notre travail se contente de constater un lien entre les décès et les injections et rien d’autre. Les raisons de ces liens sont du domaine des hypothèses pour nous.

 

– Pourrais-tu nous donner une définition des « corrélations », notamment, ce que sont les corrélations « directes » et les corrélations « indirectes » ?

– Les liens établis entre décès et injections sont le résultat de calculs mathématiques bien connus en statistiques. Ils ont été publiés pour la première fois en 1896 par le mathématicien Karl Pearson. Ces calculs ont beaucoup évolué au cours du 20ᵉ siècle. Dans notre cas, pour les pays européens, pour une tranche d’âge, pour une injection et pour chaque semaine, nous avons, à partir des données citées PLUS HAUT, la liste des pays, le nombre d’injections et les décès. C’est exactement ce dont nous avons besoin pour calculer le coefficient de corrélation, c’est-à-dire la force du lien, s’il existe. Je parle ici d’une tranche d’âge à laquelle on injecte une dose. C’est ce que nous appelons les corrélations directes. Rien ne nous empêche d’effectuer le même calcul en prenant en compte les décès d’une tranche d’âge et les injections à une autre tranche d’âge. C’est ce que nous avons appelé des corrélations indirectes.

 

– Pour mieux comprendre cette étude, il serait peut-être bon de préciser à nos lecteurs, la signification des notions de corrélations négatives et positives. Pourrais-tu en dire un mot ?

– Le calcul du coefficient de corrélation donne une valeur comprise entre -1 et +1. La valeur 0 indique qu’il n’y a pas de lien. Plus la valeur négative est faible ou plus la valeur positive est élevée, plus le lien est fort.

Les valeurs négatives signifient que si on trace le graphique des décès en fonction des injections, la courbe décroît. Ce qui signifie que plus on injecte, PLUS les décès diminuent. C’est l’effet bénéfique des injections. Inversement, pour les valeurs positives, la courbe croît, donc plus d’injections, plus de décès. Ce qui correspond à l’effet délétère des injections.

 

– Pour mesurer ces corrélations, on utilise donc un coefficient, échelonné de -1 à +1. L’interprétation de ces nombres est très contre-intuitive. Les corrélations positives ( proches de +1 ) signifient : « plus d’injections, plus de décès », les corrélations négatives ( proches de -1) » plus d’injections, moins de décès ». Je cite ton étude « Les valeurs négatives montrent un effet positif des injections, les valeurs positives, un effet délétère ». Pourrais-tu développer ?

– Je comprends que ce soit contre intuitif. Mais c’est mathématiquement parfaitement exact. Il faut bien penser que les corrélations sont utilisées dans un très grand nombre de domaines. Par exemple, pour la finance si une baisse de revenus correspond à une hausse des investissements. Dans ce cas-là, une corrélation négative est mauvais signe. Pour notre cas particulier, c’est l’inverse. Les corrélations sont un calcul mathématique, les résultats sont « physiques » et n’ont rien à voir avec le calcul. À l’utilisateur d’interpréter correctement les résultats du calcul.

 

– Je cite un point important de l’étude : « pour la grande majorité des mortalités hebdomadaires, le nombre de corrélations positives surpasse très largement le nombre de corrélations négatives ». Cela confirme-t-il la létalité de ces injections et un risque beaucoup plus élevé que le bénéfice ?

– Pour représenter des résultats, j’ai choisi un outil souvent utilisé en statistique qui s’appelle un corrélogramme. À chaque valeur de la corrélation, j’affecte une couleur, du jaune (valeur proche de zéro), au rouge (valeur proche de 1) pour les corrélations positives et du bleu clair (valeurs proches de 0) au violet (valeur proche de -1) pour les corrélations négatives. Les corrélogrammes ne montrent presque aucune nuance de bleu. Le très faible nombre de corrélations négatives, donc effet bénéfique est pratiquement inexistant.

 

– Cette étude confirme-t-elle que les effets de halo – effets indirects – ont conduit à un nombre de décès plus importants que l’effet direct ?

– En effet, cette constatation est exacte. Elle varie beaucoup en fonction des tranches d’âge, mais c’est une constatation brute QUI montre que certaines tranches d’âge, notamment les adolescents contribuent aux décès de plus âgés. Ces tranches d’âge excrètent quelque chose qui affecte les autres tranches d’âge. Il est seulement possible de faire des hypothèses. Par exemple, les tranches d’âge des adultes, très fortement injectées, sont peut-être plus sensibles à une surdose. Mais ce ne sont que des hypothèses, rien de vérifiable avec cette étude.

 

– On remarque une concentration d’effets délétères, un peu plus d’un an plus tard. A-t-on une idée des causes de décès ? Cancer, cardiaque, autres… ?

– L’étude ne montre que les liens décès-injections se propagent dans le temps sur une grande période. Mais cette étude ne prend en compte que les décès toutes causes confondues. Elle ne peut en aucun cas faire le tri entre les décès à cause du cancer, troubles cardiaques, …

 

– Jusqu’à présent, aucune étude, à ma connaissance, n’a mis en évidence une augmentation de la mortalité des populations due au Covid19 ? Est-ce exact ? Cela sous-entendrait-il que le produit injecté est plus dangereux que le virus qu’il est supposé traiter ?

– Tu poses deux questions très différentes et qui n’ont aucun lien. Pour ce qui est de la mortalité, heureusement que rien n’est visible au sujet des injections. La quantité d’effets secondaires répertoriés, même par les compagnies pharmaceutiques est déjà un énorme problème. La première chose est, comment déterminer qui est responsable du décès. De tête, en France, il y a entre 4000 et 6000 morts par jour. Pour qu’il y ait un impact sur la mortalité, il faudrait apporter la preuve du décès à cause de l’injection. Je ne sais pas combien de diagnostics ont prouvé cela, probablement très peu. Supposons 100, ce qui reste à prouver, depuis en gros 3 ans, ces 100 représentent 0,005 % des décès. Il est normal de ne trouver aucun signe sur la mortalité.

La réponse à la deuxième question est aussi difficile. Dans cette étude, nous parlons de liens entre décès et injections. Les coefficients de corrélations représentent la force de ce lien, jamais le nombre de décès liés aux injections. Nous n’avons aucun moyen de connaître ce nombre, juste la probabilité forte, faible ou nulle qu’il peut y avoir entre des injections et des décès. Prenons par exemple une valeur de 0,7 qui représente un lien très fort entre injections et décès, ces valeurs sont très très peu nombreuses, voire presque nulles. Il faut remarquer, dans les corrélogrammes les points rouge vif. Il n’y en a pratiquement pas et encore le peu qui est présent, est probablement dû à un artefact statistique à cause du nombre très faible de doses injectées ces semaines-là, haut du corrélogramme ou parties les plus à droite. Ce problème est bien connu des compagnies pharmaceutiques. Ils se basent presque toujours sur des calculs statistiques pour affirmer que leurs produits sont bénéfiques.

 

– La corrélation la plus mise en évidence entre les injections des 15-17 ans, et les décès des 50-59 ans attire l’attention. Cela suggère la transmission d’une toxicité par contact entre les enfants et leurs parents. Cette corrélation étant la plus significative, elle tendrait à prouver que la transmission de cette toxicité est réelle. As-tu connaissance d’une étude biologique qui confirmerait cette contamination ?

– Les seules études relatives à ce problème sont celles publiées par le docteur Hervé Seligmann dès 2021, quelques publications également par Hervé et moi-même sur ResearchGate. En plus d’une ou deux études qui mentionnent ce phénomène. Je pense à celle d’Hélène Banoun citée dans la publication sur l’AIMSIB.

 

– Je cite : « que dire du slogan : vacciner les jeunes pour protéger Papi et Mamie » ?

– Ce slogan, émis sans aucune étude sérieuse, est diabolique. Il était fait uniquement pour injecter les enfants. Le grand nombre de corrélations décès des 50-59 ans, injections aux 15-17 ans montrent très bien ce scandale. D’autant, plus que, nombre d’études ont montré que les enfants ne risquaient rien et que les injections n’avaient jamais été testées vis-à-vis de la transmission, au dire même de la représentante de Pfizer à la Commission européenne.

 

– Il semblerait qu’au fur et à mesure des doses, les corrélations se font de moins en moins importantes, tendant vers 0. S’agit-il d’une diminution d’efficacité des produits : du fait de l’abandon progressif des « super-congélateurs » ? Je cite « beaucoup de produits pharmaceutiques perdent leurs capacités lorsqu’ils ne sont pas stockés dans de bonnes conditions ». Ne s’agit-il pas d’une bonne nouvelle ? L’effet délétère diminuerait-il avec un stockage inapproprié ?

– La bonne nouvelle est que presque plus personne ne se fait injecter ce produit. Dans cette étude, nous avons des données jusqu’à la dose additionnelle 5. Déjà la dose additionnelle 4, n’est presque plus injectée. C’est principalement la raison première de la baisse drastique du nombre de corrélations. Cette étude ne permet pas de conclure sur ce phénomène, juste d’émettre une hypothèse, notamment sur la dose 2 qui en nombre est presque égale à la dose 1 en montrant une certaine chute du nombre de corrélations.

 

– As-tu une remarque à ajouter, pour conclure cet entretien ?

– Je te remercie encore de m’avoir permis de participer à cet entretien. Lorsque nous publions une étude, il est très difficile, en tout cas pour moi, d’évaluer l’impact d’une étude sur le public. Très souvent, elle a nécessité plusieurs mois de travail et un fort stress pour ne pas faire trop d’erreur. Ces études sont nécessaires essentiellement parce qu’elles sont basées sur des données officielles sans modifications. Ce qui n’est presque jamais le cas des données utilisées par les compagnies pharmaceutiques. Il suffit de se rappeler le credo, les décès pendant les 15 jours suivant l’injection sont retirés des données. Je suis bien conscient que ces publications sont très souvent absconses pour le grand public. C’est tout à fait normal, ce sont des concepts abstraits et leur relation avec la réalité est difficile pour qui n’a pas ce type de connaissances.

 

 

 

 

 

Glossaire

Tribologie : la science qui étudie les phénomènes susceptibles de se produire entre deux systèmes matériels en contact, qu’ils soient immobiles ou animés de mouvements relatifs.

CFAO, FAO, CAO : Conception et fabrication assistées par ordinateur

AIMSIB : Association Internationale pour une Médecine Scientifique Indépendante et Bienveillante

ECDC : European Centre for Disease Prevention and Control ( Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies )

EUROSTAT : direction générale de la Commission européenne chargée de l’information statistique

Corrélation : mesure de la liaison linéaire entre deux variables qui évoluent ensemble, souvent représentée par le coefficient de corrélation (r) compris entre -1 et +1. 

Corrélogramme : outil graphique utilisé en analyse des données et en statistique pour visualiser les corrélations entre des variables ou au sein de séries de données ( par exemple spatiales, temporelles, ou spatio-temporelles )

Effet de halo : Effet de contamination

 

 

Référence

 

Article dans le journal de l’AIMSIB :

https://www.aimsib.org/2025/11/23/existerait-il-une-correlation-entre-mortalite-et-injections-anticovid/

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